Le même chiffre d'affaires ne vous laisse jamais le même revenu net selon votre statut juridique. Entre la micro-entreprise, l'entreprise individuelle, l'EURL et la SASU, l'écart de ce qui reste vraiment dans votre poche peut atteindre plusieurs centaines d'euros par mois, à activité identique.
Entrez simplement votre chiffre d'affaires annuel, votre type d'activité et vos frais : le simulateur ci-dessous calcule pour chaque statut votre net réel, une fois les cotisations sociales, l'impôt sur les sociétés et l'impôt sur le revenu déduits. Les barèmes utilisés sont ceux de 2026.
Cet outil donne une estimation indicative pour vous aider à comparer. Avant de choisir ou de changer de statut, validez votre cas précis avec un expert-comptable.
Le simulateur vous donne un chiffre net par statut. Mais ce chiffre ne raconte que la moitié de l'histoire. Avant de choisir, il faut comprendre ce qui se cache derrière l'écart.
La logique est simple. En micro-entreprise, vous payez des cotisations sur votre chiffre d'affaires, sans pouvoir déduire vos frais. En entreprise individuelle et en EURL, vous relevez du régime des indépendants (TNS) : vos cotisations tournent autour de 45 % de votre revenu net, mais vos frais réels sont déductibles. En SASU, vous êtes assimilé salarié : la protection est meilleure, mais c'est de loin le statut le plus chargé, avec près de 80 % de cotisations sur le net.
Conclusion qui surprend beaucoup de gens au démarrage : le statut le plus avantageux fiscalement n'est pas toujours le plus malin. Tout dépend de votre niveau de CA, de vos frais, et de ce que vous voulez vraiment protéger.
Payer moins de cotisations, c'est aussi cotiser moins pour votre retraite et votre prévoyance. C'est le point que le simulateur ne peut pas chiffrer pour vous.
La micro et le régime TNS sont légers sur les charges, mais votre couverture est plus faible : retraite plus basse, indemnités journalières limitées, pas d'assurance chômage. La SASU coûte cher, mais vous ouvre le régime général : meilleure retraite, meilleure couverture maladie. À noter quand même, le président de SASU ne cotise pas non plus à l'assurance chômage.
La vraie question, ce n'est donc pas seulement "où je touche le plus", mais "qu'est-ce que je suis prêt à sacrifier en protection pour gagner en net aujourd'hui".
En EURL et en SASU, vous pouvez vous verser une rémunération, des dividendes, ou un mélange des deux. C'est ce que teste le curseur dans les options avancées.
Les dividendes sont souvent moins taxés à court terme (flat tax de 30 %), mais ils ne comptent pas pour votre retraite et ne vous donnent aucune couverture sociale. Se payer à 100 % en dividendes pour économiser, c'est tentant la première année. C'est rarement une bonne idée sur la durée. Deux pièges à connaître : en EURL, la part de dividendes qui dépasse 10 % du capital social est soumise aux cotisations TNS, et dans tous les cas, des dividendes ne se versent que sur un bénéfice réel après impôt sur les sociétés.
L'outil donne une estimation pour comparer, pas un chiffre à l'euro près. Plusieurs éléments peuvent faire bouger votre net réel :
Pour un cas précis, surtout si vous hésitez entre deux statuts proches, l'avis d'un expert-comptable reste le seul moyen de trancher sans mauvaise surprise.
La micro a du sens si :vous démarrez, votre CA est encore modeste, et vous avez peu de frais à déduire. C'est le statut le plus simple pour tester une activité sans s'enfermer dans de la gestion.
L'entreprise individuelle a du sens si :vous dépassez les plafonds de la micro ou vous avez des frais réels importants, tout en voulant rester simple et à l'impôt sur le revenu.
L'EURL a du sens si :vous voulez le cadre d'une société et l'option de l'impôt sur les sociétés, avec des cotisations plus contenues qu'en SASU grâce au régime TNS.
La SASU a du sens si :vous privilégiez la protection sociale du régime général, vous prévoyez de jouer sur le mix rémunération/dividendes, ou vous voulez une structure prête à accueillir des associés.
Le bon réflexe : commencez par regarder le net dans le simulateur, puis posez-vous la question de la protection et de vos projets à deux ans. C'est souvent ce deuxième filtre qui décide, pas le premier.

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