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Salaire d'un entrepreneur : combien touchez-vous vraiment selon votre statut ?

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Edouard

Le même chiffre d'affaires ne vous laisse pas le même revenu net selon votre statut juridique. Ce simulateur calcule, pour la micro-entreprise, l'EI, l'EURL et la SASU, ce qu'il vous reste réellement en poche une fois les cotisations sociales, l'impôt sur les sociétés et l'impôt sur le revenu déduits. Barèmes 2026.

Salaire entrepreneur : combien vous touchez selon votre statut (2026)
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Le même chiffre d'affaires ne vous laisse jamais le même revenu net selon votre statut juridique. Entre la micro-entreprise, l'entreprise individuelle, l'EURL et la SASU, l'écart de ce qui reste vraiment dans votre poche peut atteindre plusieurs centaines d'euros par mois, à activité identique.

Entrez simplement votre chiffre d'affaires annuel, votre type d'activité et vos frais : le simulateur ci-dessous calcule pour chaque statut votre net réel, une fois les cotisations sociales, l'impôt sur les sociétés et l'impôt sur le revenu déduits. Les barèmes utilisés sont ceux de 2026.

Combien vous touchez vraiment selon votre statut

Indiquez votre chiffre d'affaires : on calcule ce qui reste réellement dans votre poche après cotisations, impôt sur les sociétés et impôt sur le revenu, pour chaque statut juridique. Barèmes 2026.

Je ne connais pas ma TMI

Votre TMI est le taux qui s'applique à la tranche la plus haute de vos revenus (pas à la totalité). Pour la trouver : prenez votre revenu net imposable, divisez-le par votre nombre de parts (1 si vous êtes seul, 2 en couple), puis repérez la tranche du résultat. Barème 2026 (revenus 2025), par part :

jusqu'à 11 600 €0 %
11 601 à 29 579 €11 %
29 580 à 84 577 €30 %
84 578 à 181 917 €41 %
plus de 181 917 €45 %

Le plus simple : la TMI est indiquée sur votre dernier avis d'imposition, et sur le simulateur officiel impots.gouv.fr. Dans le doute, laissez 30 % : c'est le cas le plus fréquent dès qu'on dégage un vrai revenu. Si vous démarrez sans autre revenu et vous versez peu, choisissez plutôt 0 ou 11 %.

Options avancées

Option de la micro-entreprise : au lieu de payer l'impôt au barème classique, vous le réglez directement en pourcentage de votre chiffre d'affaires (1 % en vente, 1,7 % en services, 2,2 % en libéral). Souvent intéressant si vous êtes peu ou pas imposable. Accessible sous conditions de revenu fiscal. Si vous ne savez pas, laissez décoché.

Concerne seulement l'EURL et la SASU (sociétés à l'IS). À 100 %, vous sortez tout votre revenu en salaire ou rémunération de gérant. En baissant le curseur, une partie du bénéfice reste dans la société : elle est taxée à l'impôt sur les sociétés, puis vous est versée en dividendes (flat tax de 30 %). Ce réglage sert à tester l'arbitrage rémunération / dividendes. Dans le doute, laissez 100 %.

Dans votre poche Cotisations sociales Impôt sociétés Impôt revenu

Cet outil donne une estimation indicative pour vous aider à comparer. Avant de choisir ou de changer de statut, validez votre cas précis avec un expert-comptable.

Pourquoi le même chiffre d'affaires ne vous laisse pas le même revenu

Le simulateur vous donne un chiffre net par statut. Mais ce chiffre ne raconte que la moitié de l'histoire. Avant de choisir, il faut comprendre ce qui se cache derrière l'écart.

La logique est simple. En micro-entreprise, vous payez des cotisations sur votre chiffre d'affaires, sans pouvoir déduire vos frais. En entreprise individuelle et en EURL, vous relevez du régime des indépendants (TNS) : vos cotisations tournent autour de 45 % de votre revenu net, mais vos frais réels sont déductibles. En SASU, vous êtes assimilé salarié : la protection est meilleure, mais c'est de loin le statut le plus chargé, avec près de 80 % de cotisations sur le net.

Conclusion qui surprend beaucoup de gens au démarrage : le statut le plus avantageux fiscalement n'est pas toujours le plus malin. Tout dépend de votre niveau de CA, de vos frais, et de ce que vous voulez vraiment protéger.

Le vrai arbitrage n'est pas que fiscal

Payer moins de cotisations, c'est aussi cotiser moins pour votre retraite et votre prévoyance. C'est le point que le simulateur ne peut pas chiffrer pour vous.

La micro et le régime TNS sont légers sur les charges, mais votre couverture est plus faible : retraite plus basse, indemnités journalières limitées, pas d'assurance chômage. La SASU coûte cher, mais vous ouvre le régime général : meilleure retraite, meilleure couverture maladie. À noter quand même, le président de SASU ne cotise pas non plus à l'assurance chômage.

La vraie question, ce n'est donc pas seulement "où je touche le plus", mais "qu'est-ce que je suis prêt à sacrifier en protection pour gagner en net aujourd'hui".

Rémunération ou dividendes : le levier des sociétés

En EURL et en SASU, vous pouvez vous verser une rémunération, des dividendes, ou un mélange des deux. C'est ce que teste le curseur dans les options avancées.

Les dividendes sont souvent moins taxés à court terme (flat tax de 30 %), mais ils ne comptent pas pour votre retraite et ne vous donnent aucune couverture sociale. Se payer à 100 % en dividendes pour économiser, c'est tentant la première année. C'est rarement une bonne idée sur la durée. Deux pièges à connaître : en EURL, la part de dividendes qui dépasse 10 % du capital social est soumise aux cotisations TNS, et dans tous les cas, des dividendes ne se versent que sur un bénéfice réel après impôt sur les sociétés.

Ce que le simulateur ne prend pas en compte

L'outil donne une estimation pour comparer, pas un chiffre à l'euro près. Plusieurs éléments peuvent faire bouger votre net réel :

  • L'ACRE, qui réduit vos cotisations la première année si vous y êtes éligible.
  • Les cotisations minimales en TNS, dues même quand vous ne vous versez presque rien.
  • Les plafonds de la micro (83 600 € en services et libéral, 203 100 € en vente) au-delà desquels le statut n'est plus possible.
  • La CFE, la TVA une fois les seuils franchis, et votre situation familiale qui influence votre impôt sur le revenu.

Pour un cas précis, surtout si vous hésitez entre deux statuts proches, l'avis d'un expert-comptable reste le seul moyen de trancher sans mauvaise surprise.

Quel statut pour qui

La micro a du sens si :vous démarrez, votre CA est encore modeste, et vous avez peu de frais à déduire. C'est le statut le plus simple pour tester une activité sans s'enfermer dans de la gestion.

L'entreprise individuelle a du sens si :vous dépassez les plafonds de la micro ou vous avez des frais réels importants, tout en voulant rester simple et à l'impôt sur le revenu.

L'EURL a du sens si :vous voulez le cadre d'une société et l'option de l'impôt sur les sociétés, avec des cotisations plus contenues qu'en SASU grâce au régime TNS.

La SASU a du sens si :vous privilégiez la protection sociale du régime général, vous prévoyez de jouer sur le mix rémunération/dividendes, ou vous voulez une structure prête à accueillir des associés.

Le bon réflexe : commencez par regarder le net dans le simulateur, puis posez-vous la question de la protection et de vos projets à deux ans. C'est souvent ce deuxième filtre qui décide, pas le premier.

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